Fondation O2

Fondation O2

Promotion de la santé | Prévention | Développement durable

Ambassadrice-agente spéciale

Katherine Choong transmet sous forme de commentaires et photos ses impressions sur les pays qu'elle traverse. Deux thématiques par mois sont traitées: une sur l'eau et l'autre sur un thème lié au développement durable, à la prévention ou la promotion de la santé.

   

2ème étape: Thaïlande

carte du monde zoom sur la Thaïlande

playmobil en Thaïlande
playmobil en Thaïlande

    

L’eau comme moyen de commerce et de transport

S’écoulant en plein cœur de la capitale thaïe, le fleuve Chao Phraya est un axe majeur de commerce et de transport pour tout un réseau de bateaux-bus, qui en contournant la circulation de la ville, séduit par sa rapidité et son efficacité. Pour seulement 15 bath le trajet simple (environ 50 centimes suisses), c'est également pour les visiteurs un moyen bien plus économique que le taxi ou le tuk-tuk pour se rendre aux grands temples de la ville. Il sert également d’axe de transport pour les bateaux-péniches transportant toute sorte de cargaison, ainsi que pour les bateaux de pêcheurs.


A une centaine de kilomètres au Sud-Ouest de Bangkok, le fleuve se divise en un vaste réseau de canaux (nommés khlongs), qui lui ont valu le surnom de « Venise de l’Asie ». Jusqu’à la fin du XIXème siècle, quand la vie se passait plus sur les canaux, que sur les routes, les marchands ambulants parcouraient les dédales étroits de khlongs sur leur barque remplie de marchandise pour s’échanger fruits, légumes et épices. Aujourd’hui, les commerçants locaux ne fréquentent plus ces marchés flottant et ce sont plutôt des souvenirs, objets d’artisanats et plats chauds qui sont vendus aux visiteurs. Univers coloré et quelque peu chaotique, ils ont cependant conservé leur charme d’antan et permettent de s’imaginer à quoi ressemblait le Bangkok d’autrefois.

4486

4504

4468

4541

    

Tourisme et développement durable: la Thaïlande saura-t-elle préserver ses merveilles d’un business à la croissance vertigineuse?

Le voyage se poursuit et nous voilà à nouveau sur la route, direction la Thaïlande. Parcourir le royaume du Nord au Sud pendant un mois, nous a permis d’avoir un bel aperçu des richesses culturelles et de la beauté des régions encore préservées du tourisme de masse. Car avec près de 25 millions de visiteurs en 2014, la Thaïlande est malheureusement victime de son succès et des dérives de cette expansion touristique, en particulier sur l’environnement.

Si les revenus générés par le tourisme sont essentiels pour la population thaïe, ils s’engrangent encore trop souvent au détriment des ressources naturelles du pays. Par exemple, alors que nous nous baladions à Bangkok, nous avons remarqué que la plupart des agences de tourisme proposent de visiter le Tiger Temple. Ce lieu retient des tigres drogués aux tranquillisants, afin que les visiteurs puissent s’en approcher et prendre une photo en compagnie d’un félin somnolent. Triste tableau que l’on a retrouvé dans certaines rues de la ville, où le même sort est réservé aux serpents, pendouillant autour du cou d’un étranger qui, contre quelques pièces d’argent, ramènera un souvenir sur pellicule de son séjour dans la cité des anges. Enfin, les paysages de carte postale de certaines plages du sud ont également perdu de leur splendeur, les déchets jonchant par endroit le sol, entre les arbres abattus, dans le but de laisser place à un énième hôtel de luxe.

Attristés par cette réalité, nous décidons rapidement de continuer notre route. En sortant des sentiers battus, nous avons ensuite découvert les merveilles d’une Thaïlande authentique, encore préservée du tourisme de masse. Nous sommes notamment partis pour le parc national de Khao Yai, à trois heures au Nord-Est de Bangkok. Accompagnés de Dew, un guide indépendant expert et amoureux de la nature, nous avons pu observer les singes, crocodiles, oiseaux et autres animaux qui peuplent la jungle. Le parc est aménagé un minimum de manière à préserver au mieux la nature et les animaux y vivant en liberté.

arbre

cascade

A quelques kilomètres de là, dans la province de Saraburi, nous avons ensuite déposé nos sacs à dos à Nam Pha Pa Yai Camp, un camping qui propose des activités comme le canoë, l'escalade en falaise et la tyrolienne.

tentes

grimpe

camp

Le camping est composé de petites huttes en bambou et conçu de manière à engendrer le moins d’impact possible sur l’environnement. Panneaux solaires et autonomie complète, ici aucune ligne électrique ne vient dégrader la beauté du paysage. Par conséquent, pour recharger les téléphones portables et autres appareils électroniques, une multiprise est mise à disposition des campeurs uniquement de 8 heures du matin à 13 heures, ce qui a été amplement suffisant pour notre séjour. La journée, la lumière est également coupée tant que le soleil brille sur le site.

De plus, des poubelles distinctes sont mises à disposition pour le tri des déchets et le recyclage. L’eau courante n’étant pas potable, le camping propose également un grand distributeur, où chacun peut remplir sa bouteille pour quelques centimes, afin de réduire au minimum les déchets de plastique. Pour notre plus grand plaisir, la famille thaïe qui possède cette petite oasis verte, sert chaque jour de délicieux menus équilibrés, composés de fruits et légumes de saison provenant de leur jardin ou du marché local.

photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp
photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp

photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp
photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp

photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp
photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp

Enfin, à côté des activités sportives, il est également possible de se détendre dans les hamacs, de faire du yoga ou encore de la slackline.

 photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp
photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp

 photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp
photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp

 photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp
photo: Joy Sirilak, propriétaire du camp

En définitive, voyager peut donc se faire de manière responsable et dans une optique de développement durable. Car malgré la contribution économique indéniable du tourisme pour le pays, les ressources du pays ne sont pas inépuisables. Et leur utilisation démesurée actuelle ainsi que la portée de cette industrie à la croissance vertigineuse, évolue sans se soucier des effets néfastes sur le long terme.

Cependant, ce développement effréné fait écho à la demande. Il est donc possible de changer notre approche par un tourisme alternatif, responsable, en privilégiant dans la mesure du possible, les infrastructures et les activités ayant une moindre incidence sur l’environnement, qui génèrent tout de même un revenu permettant aux communautés locales de maintenir leur mode de vie et leurs traditions.

bateaux